23 mai 2017

CNIL : DONNÉES DE SANTÉ, DE L'AUTORISATION À LA DÉCLARATION

La mise en œuvre prévue pour le 24 mai 2018 du règlement européen sur la protection des données personnelles a amené la CNIL à modifier sa position sur le régime applicable au traitement des données de santé.

Ainsi un certain nombre de traitements de données passent du domaine de l’autorisation à celui de la déclaration. C’est le cas des dossiers médicaux partagés et des dispositifs de télémédecine.

En contrepartie de ces assouplissements le consentement des personnes concernées ainsi que la responsabilité des responsables de traitements sont clairement affirmés et feront l’objet de contrôles renforcés en aval de la part la CNIL.

Cette évolution est bienvenue :
Elle s’inscrit dans une philosophie générale qui confère au consentement des personnes concernées une place particulière dans la maîtrise de leurs données.
Elle favorise la responsabilisation des acteurs.
Elle permettra de favoriser l’innovation, privée ou publique dans des secteurs stratégiques.


La CNIL a par ailleurs annoncé dans son communiqué du 19 mai qu’elle « diffuserait très prochainement de nouveaux outils clairs, synthétiques et accessibles au bénéfice de l’ensemble des professionnels de santé ».

Espérons que nous ne serons pas déçus ! En tout cas voilà une évolution bienvenue pour la mise en oeuvre de la téléconsultation de médecine libérale. Restent encore les obstacles liés à la contractualisation avec les ARS et à la codification par la CNAM. Espérons que dans ces domaines aussi le pragmatisme finira par l’emporter.
02 mai 2017

SYMPTO CHECK LABELISÉ mHEALTH QUALITY

Santé Assistance intensifie sa participation à la refonte de la relation patients médecins en faisant labeliser ses applications.

Comme dans tous les domaines seules quelques applications santé apportent de vrais bénéfices à leurs utilisateurs. Ce sont celles qui non seulement respectent les règlementations, les codes de déontologie et les principes éthiques mais qui en plus apportent de vraies solutions à des problèmes quotidiens bien réels.

C'est le cas de Sympto Check dont le sérieux, l'efficacité et l'utilité viennent d'être officiellement reconnus par l'attribution du label mHealth Quality décerné par DMD Santé.

Sympto Check est aujourd'hui le seul système d'analyse de symptômes conçu pour raisonner comme un médecin. En trois minutes, à partir d'un ou plusieurs symptômes et en se référant à plus de mille pathologies, Sympto Check adapte son questionnement pour arriver à l'orientation médicale appropriée et répondre en particulier aux questions : Faut-il s'inquiéter ? Que faire ?

Les possibilités d'application de Sympto Check sont très variées :
le désengorgement des services d'urgence en organisant un tri efficace dès l'arrivée ou mieux en évitant les déplacements inutiles,
un pré-diagnostic dans des zones à faible densité médicale,
la préparation d'un rendez-vous médical à domicile, tranquillement et sans stress,
la délégation à des personnels paramédicaux d'interventions de première instance, comme par example dans des pays en voie de développement au maillage médical faible.


Téléchargeable gratuitement sur les plateformes Appstore et GooglePlay Sympto Check a été très favorablement accueilli par les professionnels médicaux qui ont assisté à sa présentation à l'occasion des Trophées de la santé mobile (TSM) fin janvier dernier.

Présentation video de Sympto Check aux TSM : https://youtu.be/DnQUuxhb8tU
Lien vers Google Play: https://play.google.com/store/apps/details?id=com.appstar.p7232EB
Lien vers AppStore: https://itunes.apple.com/us/app/sympto-check/id1121948846?ls=1&mt=8





31 mars 2017

LA TELECONSULTATION : UNE REALITE POUR LES TREKKERS

La société Altidoc basée à Chamonix est depuis quelques mois habilitée par l'ARS Rhône Alpes à délivrer des téléconsultations à destination des randonneurs, amateurs ou professionnels de haute montagne.
Cette activité est l'aboutissement d'un projet qui a débuté il y a presque 5 ans auquel Santé Assistance a participé depuis le début et qui a bénéficié du soutien de l'Union Européenne.


La plateforme utilisée aujourd'hui par les 12 médecins qui composent le groupement Altidoc filiale de l'Institut de Formation et de Recherche en Médecine de Montagne (IFREMMONT) dirigé par le docteur Emmanuel Cauchy a été fournie par Santé Assistance et agréée par la CNIL.
Elle permet d'effectuer des téléconsultations en communication avec un Dossier Santé Personnel (DSP) propriété de chaque patient accessible par celui-ci via site internet ou appli et partagé avec les médecins.

Les téléconsultations ont lieu soit sur rendez-vous avant le départ en voyage pour conseiller et orienter les candidats trekkeurs soit en cours de voyage pour assister les guides locaux en cas de problème.

La prestation est aujourd'hui proposée par l'association Agir pour un Tourisme Responsable (ATR) qui regroupe les plus grands voyagistes spécialisés dans l'organisation de treks (Allibert, Terres d'aventure, Nomade, Tirawa et quelques autres). Elle est aussi ouverte aux guides formés par l'IFREMMONT et aux voyageurs indépendants.
L'an dernier 135 personnes ont profité d'une téléconsultation avant leur départ et les médecins ont reçu 125 appels de demande d'aide de la part de guides encadrant des groupes de trekkeurs.

Ce qui était une expérience est donc maintenant pérennisé et la preuve a été apportée que des outils interactifs bien conçus permettent de rendre de vrais services médicaux à distance.
On pourrait presque dire qu'en montagne il n'existe plus de déserts médicaux !


17 mars 2017

LA JUNGLE DES APPS SANTÉ, LA HAS ET LES LABELS

Leur nombre exact est inconnu mais ne cesse de croître : 50 000, 165 000, 200 000 ? Comment s’y retrouver ? Comment juger de la qualité de ces Apps ? Suivant quels critères ?

Cette constatation et ces questions ont amené la Haute Autorité de Santé à diffuser, fin 2016, un référentiel de bonnes pratiques pour les industriels et les évaluateurs pour guider, promouvoir l’usage et renforcer la confiance dans les applications et objets connectés en santé.

Dans son référentiel de bonnes pratiques la HAS a retenu 5 domaines (informations utilisateurs, contenu de santé, contenant technique, sécurité/fiabilité, utilisation/usage) et 14 sous-domaines. Pour chacun d’eux elle a listé des critères d’évaluation qui sont soit obligatoires (ceux fondés sur la réglementation ), soit souhaités, soit recommandés en fonction d'un niveau de risque qui résulte d’une part du type d’utilisateur potentiel de l’App et d’autre part de son usage.
Ainsi les applications d’information et de recommandations générales destinées au grand public sont considérées comme les moins risquées; les critères appliqués sont donc moins exigeants. Par contre les applications pour les professionnels avec impact sur la thérapeutique sont considérées comme les plus risquées et les critères sont beaucoup plus exigeants. C’est une bonne logique.

Cette méthodologie est de fait assez proche de celle du MARS (Mobile App Rating Scale) australien.
En France elle a inspiré des organismes de labellisation tels que DMD-Santé à l'origine du label mHealth Quality et qui a publié son propre Guide de bonnes pratiques.

C’est grâce à de telles initiatives que patients et médecins échapperont au "trop d’info tue l’info" et bénéficieront des outils modernes adaptés à leurs besoins.
03 mars 2017

LE DOSSIER SANTÉ PERSONNEL, C'EST DÉJÀ UNE RÉALITÉ !

Alors que le Dossier Médical Partagé en est à son énième coup d’essai et n’a toujours pas dépassé l’expérimentation, Santé Assistance propose déjà un carnet de santé numérique fonctionnel : le Dossier Santé Personnel.
Non seulement fonctionnel, celui-ci est complet : transportable, ergonomique, partageable et interactif.
Après avoir développé le système sur le web, c’est désormais le pendant mobile du service qui est disponible.


Le Dossier Santé Personnel permet au patient de rassembler ses données de santé, l'historique et les actualités de son parcours afin de les mettre à disposition de l'ensemble des professionnels qu'il consulte.

Parce que le patient est au coeur du processus puisqu'il s'agit de ses propres données de santé le DSP est simple et accessible.

En plus des données de base le DSP contient des espaces médicaux (maladies, chirurgies, allergies, dents,...), des fonctionnalités de suivi médical (documents, données issues d'objets connectés) et un espace relatif à la prévention et à la gestion de sa santé.

Bien sur les données de santé sont extrêmement protégées : hébergement HADS et authentification forte.

Le Dossier de Santé Personnel s'inscrit dans une gamme de services proposés par Santé Assistance pour permettre une plus grande communication entre médecins et patients.

Téléchargez le. Testez le.

Lien vers Google Play : https://play.google.com/store/apps/details?id=com.app.p6920II

Lien vers AppStore : https://itunes.apple.com/us/app/dossier-santé-personnel/id1207741341?ls=1&mt=8

www.dossiersantepersonnel.com
18 févr. 2017

TELECONSULTATION. QUAND VA-T-ON SERIEUSEMENT COMMENCER?

On parle de plus en plus souvent de téléconsultation mais, au lieu de parler d’expérimentations sur de larges groupes de population potentiellement à l’aise avec cette évolution de la médecine, il semble que l’on se complait à restreindre son usage.
Patients chroniques, soins urgents, personnes âgées dépendantes sont les groupes que l’on a choisi pour expérimenter.

La téléconsultation est évidemment porteuse de promesses pour ces personnes. Nul ne le conteste.
Mais est-ce vraiment une bonne approche de se limiter à elles si on veut réellement bénéficier des avancées technologiques pour épauler un système de santé aux problèmes évidents : déserts médicaux, urgences submergés, rendez-vous inaccessibles.


Apparemment la Caisse Nationale d’Assurance Maladie serait prête à codifier certains actes de téléconsultation dans le cadre des EHPAD . Les premières téléconsultations remboursées seraient donc réservées à une population de personnes âgées dépendantes.
Tant mieux pour elles qui en ont besoin.

Mais ne serait il pas plus pertinent de prendre comme groupe pilote des personnes à l’aise avec les nouvelles technologies et qui ne consultent peut-être pas suffisamment, comme les étudiants ?

L’approche suivie aujourd’hui a trop de similitudes avec celle qui a présidé au numérus clausus pour ne pas faire le rapprochement. Limiter l’offre pour limiter les dépenses.

On voit aujourd’hui le résultat de ces choix. Faut-il vraiment répéter les mêmes erreurs ?



03 févr. 2017

"LIVING LABS" EN SANTE : LA SOLUTION POUR SAUVER LE SYSTEME DE SANTE ?

Dans son dernier livre, Santé le trésor menacé *, Antoine Vial suggère une nouvelle approche : la santé participative. C’est à dire la participation de tous aux choix des priorités, à la conception des dispositifs et des services, et même à la cogestion des organisations.

Une utopie ? Oui et non.

Le constat est connu.
Notre système de santé prend l’eau : déserts médicaux, embouteillage des urgences, manque de médecins, finances délabrées, scandales des médicaments, enfermements des plus vulnérables, handicapés et personnes âgées, invasion du « Big Data », etc.

Jusqu’à présent on a mis des rustines et géré les urgences.
C’est totalement insuffisant. Il faut refonder le système en commençant par restaurer la confiance entre tous les acteurs : état, organisations, professionnels, usagers.


Pour cela Antoine Vial propose quelques chantiers concrets, d’importance inégale, en y associant tous les acteurs :
• faire de la médecine générale l’axe essentiel de l’organisation
• impliquer différents types d’acteurs dans le parcours de soin : pharmaciens, infirmiers,…
• soutenir un internet public d’information sur la santé et s’adresser aux patients comme à des adultes et non comme à des gamins
• s’interroger sur une application mobile publique d’aide à la décision en cas d’urgence
• …

Et surtout il propose une méthode : l’utilisation de « living labs » en santé. Sa mise en œuvre n’est pas toujours simple mais c’est certainement une possibilité à creuser.

* Santé, le trésor menacé. Antoine Vial, Librairie L’Atalante, 2017


20 janv. 2017

JOURNEES NATIONALES DE L'INNOVATION EN SANTE, LA SANTE DANS LA POCHE

43 applications en compétition aux Trophées de la Santé Mobile couvrant trois grands domaines : grand public/patient, suivi et professionnels.
Leur nombre est impressionnant et témoigne de la vitalité et de la créativité de la eHealth française.


Pendant que l’on tergiverse sur la nécessité d’autorisation ARS au cas par cas pour que des médecins libéraux aient le droit de pratiquer des téléconsultations, que la CNIL met des mois , presque des années, pour délivrer des autorisations à des traitements de données de santé informatisés et que la CNAM ne semble pas capable d’accoucher d’une codification pour les actes de téléconsultation, des sociétés françaises souvent petites mais parfois grosses mettent en ligne les outils du futur. Ca c’est une vraie bonne nouvelle !

La majorité des applications présentées aujourd’hui sont pourtant vouées à disparaître faute de vraie utilisation après un enthousiasme initial ou parce qu’elles seront remplacées par d’autres plus pertinentes ou plus ergonomiques.

Mais cela n’a aucune d’importance. Ce qui compte c’est qu’elles existent aujourd’hui.

Elles participent toutes, à des degrés divers au processus de changement de comportements des acteurs de la santé, patients, professionnels, régulateurs.
Elles apportent des solutions nouvelles et performantes, elles bousculent des habitudes et parfois même chamboulent des processus bien enracinés.
Bravo à tous les éditeurs d’applis. Ils font progresser la santé. Soutenons les !

06 janv. 2017

UN SYSTEME D'ANALYSE DE SYMPTÔMES POUR LES PATIENTS. AU ROYAUME UNI !

En 2014, le National Health Service britannique a fermé les centres d’appel NHS Direct 24/24, ouverts seize ans plus tôt. Problèmes d’organisation, de gestion de personnel ou de coûts ?
Face à un problème important d’engorgement des numéros d’urgence les britanniques ne restent jamais longtemps l’arme au pied et sont prêts à expérimenter des solutions innovantes.
Aujourd’hui le NHS annonce une expérience pilote auprès de 1,2 million d’habitants dans le nord de Londres. Ceux-ci utiliseront une application du type Système d’analyse de symptômes développée par la start-up anglaise Babylon Health pour être guidés dans leur conduite à tenir au lieu d’appeler systématiquement le 111.

Pourquoi au Royaume Uni et pas en France ?

On parle aujourd’hui de la création du 116 destiné aux appels qui ne relèvent pas de l’urgence grave pour éviter les appels au 15 ou 112 et les visites aux urgences inutiles.
Mais comment va décider le patient potentiel ? En appelant le 15 pour savoir s’il doit appeler le 116 !

Les français ne sont-ils pas capables d’utiliser un Système d’analyse de symptômes pour s’orienter ? Faut-il faire appel à une start-up anglaise alors que Santé Assistance, société 100% française, a développé le système de triage Sympto Check* déjà utilisé par des millions d’internautes.

Combien de temps faudra-t-il encore en France pour que l’on se décide a expérimenter auprès du grand public des approches nouvelles pour soulager les services d’urgence, répondre à la désertification de certains territoires et à la surconsommation médicale dans d’autres ?

* http://www.sciencesetavenir.fr/sante/e-sante/quand-les-algorithmes-analysent-les-symptomes-pour-mieux-orienter-les-patients_107600
02 déc. 2016

TELEMEDECINE : ET SI ON AVANCAIT ENFIN ?

"Convaincre l’Assurance Maladie que la télémédecine n’est pas une dépense supplémentaire mais une efficience nouvelle et un vrai levier de modernisation qui a trop tardé à se mettre en place"

C’est en ces termes que c’est exprimé Frédéric Valletoux, président de la Fédération hospitalière de France à propos de l’absence de financements pérennes de la télémédecine dans les hôpitaux. D’année en année on expérimente et on reporte les décisions de financement à long terme alors que le cadre juridique date de maintenant 7 ans. Quelle inertie dans un monde qui avance toujours plus vite !

Evidemment les hôpitaux ne sont pas les seuls concernés. il semblerait que près des deux tiers des appels au Samu en provenance des maisons de retraite pourraient être évités en les remplaçant par des actes de télémédecine comme la téléconsultation de médecine libérale. (source CHU de Nantes). Quel gâchis !

Circulent aussi des rumeurs selon lesquelles l’Assurance Maladie retarderait la tarification de la téléconsultation pour éviter de possibles dépenses nouvelles qui, selon certains, pourraient résulter de l’adoption de cette pratique par de « nouveaux patients ». Si c’est vrai c’est proprement ïnoui !

Continuer à aggraver notre retard en Europe pour satisfaire des frileux ! Innovons et investissons dans l’innovation. Au plus on tardera au plus la transition sera douloureuse.
18 nov. 2016

TELEMEDECINE ET RESPONSABILITE : UN DOMAINE INCOMPLETEMENT BALISE

La télémédecine entre dans les mœurs et son périmètre s’accroit régulièrement .

Comment modifie-t-elle la responsabilité professionnelle des médecins qui l’utilise ?
Est-elle susceptible d’accroître le risque de poursuites contre ces médecins ?


Les pratiques relevant de la télémédecine ont été détaillées dans le décret du 19 octobre 2010 : il s’agit de la téléconsultation, la téléexpertise, la télésurveillance médicale, la téléassistance médicale et la réponse médicale apportée dans le cadre de la régulation médicale. Le cadre juridique est donc clairement posé.

Mais malgré cela de nombreuses questions subsistent.

Un médecin peut-il donner un avis à un confrère sur des informations transmises par mail ou via smartphone ?
Un médecin peut-il communiquer avec ses patient par mail ?
Comment s’assurer que les obligations légales et déontologiques relatives au secret médical, à l’information du patient, … sont bien respectées ?
Quel est le statut des conseils donnés par téléphone ?
Quelle est la responsabilité des prestataires techniques qui fournissent le support aux actes de télémédecine ?
Et bien d'autres encore.

Gageons que ces questions trouveront un jour ou l’autre leurs réponses dans la jurisprudence.

En attendant, en plus de respecter les textes légaux et il faut garder à l’esprit que, même si la technologie apporte des moyens nouveaux, l’évolution juridique en médecine comme ailleurs est le remplacement progressif de la responsabilité de moyens par celle de résultats.
04 nov. 2016

L'HOMME AUGMENTE : LE COMBATTRE OU S'Y PREPARER ?

« H+ » c’est l’abréviation de l’homme augmenté rêvé par les transhumanistes.

Il y a déjà dix ans Ray Kurzweil* un des scientifiques les plus connus dans ce domaine écrivait : « The singularity is near » et prédisait l’immortalité à l’horizon 2050.

Pour les transhumanistes le handicap, la maladie, la souffrance et le vieillissement sont inutiles et indésirables il faut donc les combattre et si possible les abolir. Pour eux l’évolution fulgurante des technologies qui continue à suivre la loi de Moore (doublement des capacités et division par deux des prix tous les dix huit mois) va nous permettre d’arriver à ce que le docteur Laurent Alexandre** a appelé la Mort de la mort. Et ils y travaillent avec d’énormes moyens.

Les réactions à ces anticipations sont souvent soit l’incrédulité : " C'est impossible !", soit le rejet pur et simple : « Qu’elle horreur, je préfère ne pas voir ça ! ».

La réalité est que, même si la date annoncée est hypothétique, nous sommes engagés sur ce chemin. Et si nous ne le voyons pas ce sont nos enfants ou nos petits enfants qui le vivront.

La vraie question n’est donc pas comment l’éviter mais que faire pour s’y préparer ?

* Ray Kurtzweil : The singularity is near, New York Pinguin, 2005
** Dr Laurent Alexandre : La mort de la mort, JC Lattès Paris, 2011
21 oct. 2016

TELE-CONSEIL : ORDRE OU DESORDRE ?

Si l’on en croit le communiqué de presse annonçant le lancement de la plateforme Pédiatre-Online le télé-conseil rémunéré s’installe très officiellement dans le panorama de la e-santé.
L’arrivée de cette nouvelle plateforme n’est pas en soit une très grande nouvelle. Plusieurs sites offrent des services similaires, sous une forme ou une autre, depuis plusieurs années.
Ce qui est vraiment nouveau c’est que le service est clairement tarifé et surtout que cette tarification aurait reçu l’aval de l’Ordre National des Médecins.
Pourtant, à maintes reprises au cours des années passées, l’Ordre a tenu à rappeler son opposition à la tarification du télé-conseil et celle-ci figure explicitement dans son site internet.


L’Ordre a-t-il changé d’avis, ou la référence à l’Ordre dans le communiqué de presse n’est-elle qu’un élément de la stratégie de communication de la plateforme ?

Ce ne serait pas la première fois que la position de l’Ordre sur des sujets d’e-santé évolue. A preuve son évolution vis à vis de la téléconsultation telle qu’on peut la lire dans ses livres blancs successifs. Tous ceux qui travaillent à la mise en place de projets de télé-conseil ou télé-consultation se réjouiraient de cette évolution.

Mais la clarté est indispensable pour que des services nouveaux puissent se développer de façon équilibrée. On ne peut autoriser aux uns ce que l’on refuse aux autres.
Une clarification rapide de la part de l’Ordre s’impose sinon ce n’est plus l’ordre mais le désordre !

07 oct. 2016

DES OBJETS CONNECTES AU DOSSIER SANTE PERSONNEL : IL N’Y A QU’UN PAS

Une étude d’Accenture menée auprès de 7 000 personnes dans sept pays (Australie, Brésil, Angleterre, Norvège, Arabie Saoudite, Etats-Unis) révèle que 33% des répondants utilisent une application de santé en 2016, soit deux fois plus qu’en 2014. Il y a aussi deux fois plus de répondants qui utilisent des objets connectés de santé (21% en 2016, contre 9% en 2014). Par ailleurs, les médecins estiment à 85% que ces wearables ont un impact positif sur la manière dont les patients s’occupent de leur santé.

Sans surprise, parmi les applications les plus populaires, on trouve les applications de fitness (59%), les applications de nutrition/de régime (52%), et celles d’analyse de symptômes (36%).

Ces objets connectés habituellement regroupés dans le domaine du bien-être plutôt que de la santé sont en train d’ouvrir la voie à d’autres : balances, tensiomètres, glucomètres, analyseurs de sang…

La collecte des données réalisée grâce à ces objets va venir enrichir les dossiers de santé tenus directement par les patients, qui les partageront avec les médecins de leur choix.

Pas encore adopté, le DMP (Dossier Médical Partagé) est-il déjà dépassé ?

23 sept. 2016

EN SANTE COMME AILLEURS LE PARTAGE DE LA CONNAISSANCE CHANGE LA DONNE

Le dernier Frenchweb Day Santé a donné lieu à des prises de position sans équivoque sur la place future des médecins et leurs relations avec les patients.

Pour la première fois depuis Hippocrate, le patient va prendre le pas sur le médecin en accédant au savoir. Depuis toujours les médecins ont eu le pouvoir et la volonté de le garder.
Les investissements dans l’e-santé, le big data et le deep learning auront raison de cette forteresse dans les dix prochaines années.

Réglementations restrictives ou pas ce sont les patients qui vont imposer les changements.

Comment imaginer que l’on ne puisse pas communiquer entre patients et médecins facilement par internet ? Comment concevoir qu’un patient ne soit pas le possesseur de ses données, comme il est le possesseur de son génome et qu’il ne puisse pas partager ces informations avec les personnes de son choix ? Les barrières règlementaires n’y changeront rien.

L’univers de la santé et l’offre de santé sont des mondes globaux, transfrontaliers qui entrent dans une ère nouvelle. Le rôle des médecins en sera bouleversé.

« La connaissance partagée permet d’avancer ensemble, il faut partager l’information, partager les données, partager les résultats d’examen,… ».

Aucun doute, c’est la relation patients-médecins du futur que ce praticien est en train de décrire. Et le futur a déjà commencé !
09 sept. 2016

MEDECINE SANS MEDECIN ? LE NUMERIQUE AU SERVICE DU MALADE

« La médecine sans médecin » c’est le titre du livre du professeur Guy Vallancien (Le débat, Gallimard, 2015).
Pour cet éminent urologue les avancées actuelles de la médecine se résument dans ce qu’il baptise la média-médecine : une médecine dans laquelle les moyens numériques deviennent les instruments (médias) entre les malades et les médecins.

Faut-il s’en inquiéter ?
Non, répond Guy Vallencien bien au contraire. On invente tous les jours des instruments et des machines plus sensibles que les mains et les oreilles de l’homme, on prédit les maladies avant qu’elles n’apparaissent, l’intelligence artificielle avec sa puissance infinie d’intégration de données permet de personnaliser l’action médicale.

Et le médecin dans tout ça ?
Il sera dégagé des actes techniques et administratifs qui le noient et pourra se consacrer d’autant mieux à son vrai rôle de conseiller et de confident, lié à l’expérience intime des malades qu’il accompagne. L’avenir de son métier : la relation inter-personnelle avant tout.

La média-médecine dérange et provoque des réactions en chaîne incontrôlées et parfois violentes mais pour Guy Vallancien : « réagissons sans trembler, accélérons le changement, inventons chaque jour de quoi parfaire notre bien-être au monde ».
26 août 2016

APPLICATIONS ET OBJETS CONNECTÉS : OBJETS DE CONVOITISE

Google a lancé Google Fit, Facebook a annoncé Parse, Nokia a racheté Withings et Apple a racheté Gliimpse. Le point commun entre ces évènements : les objets connectés et l’exploitation des données qu’ils génèrent.

Dans le domaine de la santé l’étude 2016 HealthMine Digital Health Survey réalisée aux Etats Unis auprès de 500 personnes agées de 26 à 64 ans qui utilisent des applications de santé ou des objets connectés et publiée en avril dernier donne une vision assez précise de l’utilisation des services et objets connectés en santé.

Sans surprise ce sont les applications de bien-être et fitness qui arrivent largement en tête avec 50% des répondants qui déclarent en utiliser une. Et à l’autre côté du spectre on trouve les applications de suivi médical (7%), celles pour arrêter de fumer (6%) et celles de télémédecine (5%).

La marge de progression pour la télémédecine est donc immense et intéresse tous les géants.

D’autant plus que 75% des utilisateurs d’applications santé disent être prêts à partager leurs données avec leurs médecins et que 60% confirment disposer d’un dossier santé électronique alors que seulement 22% les utilise comme aide à la prise de décisions médicales.

Les applications et les objets connectés sont bien des objets de convoitise pour tous ceux qui s’intéressent au secteur de la santé.
05 août 2016

STRATEGIE NATIONALE E-SANTE : UN PETIT PAS DANS LA BONNE DIRECTION

E-santé : faire émerger l’offre française répondant aux besoins présents et futurs des acteurs de santé. Tel est le titre du rapport 2016 du PIPAME (*). Les recommandations ne manquent pas d’intérêt. Elles s’appuient sur trois principales convictions :

1. Le numérique santé n’apportera des bénéfices […] qu’avec un développement plus systématique des usages […] et devrait être promu dans un cadre non expérimental.
2. Il faut […] raisonner du point de vue des bénéfices à apporter au citoyen et au patient.
3. Les entreprises françaises sont engagées dans une course de vitesse et ont besoin de constance dans les politiques publiques.


Les auteurs du rapport notent aussi que les pays les plus avancés en matière d’e-santé proposent des approches innovantes pour mettre le patient au cœur du dispositif, des prises en charge basées sur l’e-santé comme le remboursement des actes de télémédecine et un soutient financier constant de la Puissance Publique. Les auteurs notent aussi que le NHS britannique est probablement le système de santé qui favorise aujourd’hui le plus au monde l’investissement dans l’e-santé.

La stratégie nationale e-santé 2020 présentée le 4 juillet dernier reprend de nombreuses recommandations du rapport du PIPAME et c’est très bien. Mais elle ne traite ni de l’évolution du cadre juridique de certains actes de télémédecine ni de leur prise en charge. Espérons que ces graves lacunes seront rapidement comblées.

(*) PIPAME : Pôle interministértiel de prospective et d’anticipation des mutations économiques
22 juil. 2016

AGGRAVATION DE LA FRACTURE SANITAIRE : QUELLES REPONSES ?

Le 29 juin l’UFC-QUE CHOISIR a publié une étude sur l’accès aux soins en France. L’étude précédente datait de 2012 et l’objectif de la nouvelle était de dresser le bilan de l’action du gouvernement et de l’Assurance Maladie qui avaient fait des questions de dépassement d’honoraires et de désertification médicale des enjeux forts.

Constat accablant. La fracture sanitaire n’a jamais été aussi grande : pour des raisons géographiques et tarifaires. De moins en moins de médecins dans certains zones et une croissance continue des dépassements d’honoraires. La situation est pire qu’en 2012.

Mais les recommandations d’UFC-QUE CHOISIR sont désespérantes : conventionnement sélectif en fonction des zones et fermeture du secteur 2 pour mieux répartir les médecins.

Deux mesures administratives contraignantes. Rien de plus.

En 33 pages de rapport pas un mot sur l’évolution possible du parcours de soin grâce à la télémédecine, pas un mot sur la téléconconsultation ou le télé-conseil personnalisé, pas un mot sur les objets de santé connectés, pas un mot sur les systèmes d'aide à la décision médicale et pas un mot sur les expériences étrangères.

Pas très étonnant dans ces conditions que « les français qui sont plutôt favorable à l’e-santé … considèrent que la France est en retard sur ce sujet » (Rapport PIPAME 2016).

(*) PIPAME : Pôle interministériel de prospective et d’anticipation des mutations économiques

08 juil. 2016

LES SYSTEMES D’AUTODIAGNOSTIC SONT-ILS FIABLES ? QUEL EST LEUR AVENIR ?

Une des dimensions de la relation patients-médecins est le recours de plus en plus fréquent à l’utilisation de systèmes d’autodiagnostic ou de triage en ligne. Pour évoquer les pathologies possibles et la bonne recommandation d’orientation dans un délai court, ces outils doivent trouver le bon équilibre entre qualité et rapidité.

La plupart des systèmes penchent pour la rapidité tout en se protégeant par un recours excessif aux services d’urgence.

Une publication de juillet 2015 de la célèbre Harvard Medical School (https://hms.harvard.edu/news/checking-symptom-checkers) détaille les résultats d’une étude faite sur 23 analyseurs de symptômes. Les conclusions sont intéressantes : la pathologie évoquée comme la plus probable n’est la bonne que dans 34% des cas testés, mais l’identification de situations d’urgence est exacte dans 80% des cas.

Et c’est bien ça qui compte ! Quelle importance en effet pour un patient avec de la fièvre, des maux de tête et la nuque raide de savoir s’il s’agit d’une encéphalite ou d’une méningite ?
Ce qui compte c’est d’identifier cette combinaison de symptômes comme une urgence absolue.


Les autres faiblesses ne sont que défauts de jeunesse. Ces systèmes vont continuer à évoluer et à s’améliorer. N’en doutez pas !
24 juin 2016

SURVEILLER LES EVOLUTIONS DE LA « NOUVELLE » RELATION PATIENTS – MEDECINS

Un nouveau blog dans la santé. Un de plus !

Et pourtant Santé Assistance n’est pas un petit nouveau dans ce domaine. Avec des racines remontant à 2001, les premières versions de certains de nos services remontent à plus de quinze ans.

Mais en quinze ans quelles évolutions !

Si on devait n’en retenir qu’une, ce serait à notre avis l’évolution de l’attitude des professionnels de santé. D’une position plutôt attentiste et assez méfiante ils sont passés à une attitude véritablement pro active dans plusieurs domaines, et tout spécialement en termes de e-santé et de m-santé comme en témoigne le dernier baromètre du CNOM. La conséquence ne s’est pas fait attendre : le marché de l’e-santé attire des talents et des capitaux importants et les start-up fleurissent.

Les plateformes de prise de rendez-vous en ligne se multiplient. Pourtant elles semblent ne s’intéresser qu’à une dimension restreinte de la relation entre patients et médecins. Ne sont-elles pas en fait les chevaux de Troie des bouleversements à venir ?

Surveiller les évolutions de la « nouvelle » relation patients - médecins, y réagir, y contribuer et partager ces analyses, tels sont les objectifs du blog de Santé Assistance.

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